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Le rêve de gosse d’Isaia Cordinier : “Entendre son nom à la draft est exceptionnel”

Isaia Cordinier

Joueur de Pro B l’année précédente, le petit Français Isaia Cordinier a entendu son nom à la Draft, en effet sélectionné en 44ème position par les Hawks. Comme beaucoup de jeunes, à l’image de Petr Cornelie, le jeune joueur va continuer d’évoluer en Pro A avec le club des Sharks d’Antibes.

Le joueur a répondu à l’interview mené par BasketUSA, un petit condensé des réponses d’Isaia à suivre :

 

Combien de workouts as-tu fait ?

En trois semaines, j’en ai fait treize avec douze équipes car j’en ai fait deux avec New Orleans. Mes agents ont essayé de me faire un programme pour qu’il y ait une certaine logique géographique. Plus on a approché de la draft et plus ils m’ont fait faire les workouts des franchises qui voulaient me voir. Au final, j’ai fait un joli tour des Etats-Unis !

Combien de joueurs font un workout en même temps et quels sont les membres du staff qui vous observent ?

La plupart du temps nous étions six joueurs en même temps même si j’ai été une fois tout seul à Brooklyn, alors qu’à Denver on a été quatre car deux joueurs n’ont pas pu venir. Le plus souvent ce sont les coaches assistants qui font les workouts. Ils sont entre cinq et dix à chaque entraînement. Et souvent il y a le general manager, l’assistant GM et le head coach qui assistent à la séance.

Tu étais présent à Brooklyn le jour de la draft. Quel sentiment a dominé, le plaisir, la joie, le stress ?

Beaucoup de stress avant que ton nom soit appelé ! Pour moi, ça ne s’est pas exactement passé comme c’était prévu. J’ai eu un gros coup de stress car je me suis même demandé à un moment si j’allais me faire drafter. Et quand j’ai entendu mon nom, tout était mélangé. C’était un soulagement, beaucoup de joie, un peu de frustration puisque je m’attendais à être pris un peu plus haut. Mais le lendemain, ce n’était que de la joie.

C’est pire que d’attendre les résultats du bac ?

Oui, ça n’a rien à voir (sourire). C’était vraiment les minutes les plus stressantes que j’ai vécues. Tu ne peux te présenter qu’une seule fois. Tu ne sais pas si tu te présentes trop tôt, trop tard. Il y a des cas comme l’année dernière Mam Jaiteh qui pensait se faire drafter et qui ne l’a pas été. Tu joues ton rêve car depuis que tu es petit tu travailles pour ça. La famille est là et à la limite elle stresse plus que toi. C’est pour ça que quand tu entends ton nom appelé c’est exceptionnel.

Qu’est-ce qui te manque aujourd’hui pour aller plus loin ? Des kilos ? Du muscle ?

Oui, je n’ai encore que dix-neuf ans et il me manque de la maturité physique et cette saison de découverte de la Pro A va me permettre de me durcir physiquement. Je pense que je peux progresser partout, aux shoots, à la passe. C’est une étape supplémentaire avant d’aller chercher l’objectif qui est la NBA.

Comment vas-tu être suivi par les Hawks ?

Un préparateur physique est avec moi et il leur donne des compte rendus toutes les semaines sur ce que je fais avec lui. Ils sont déjà venus me rendre visite deux fois en pré-saison alors que je suis blessé et que je ne joue pas encore. Ils ont un vrai projet autour de moi et ça me conforte dans le fait que je suis bien tombé.

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